Budget supplémentaire : un besoin d’assainir

Le budget supplémentaire a été adopté ce mardi par la majorité du gouvernement grâce à la volonté des membres de l’Avenir en Confiance.

Ce budget a dû être réalisé avec des contraintes et des ajustements, conséquence de la politique menée par la précédente mandature. Yoann Lecourieux de l’AEC, en charge du budget au gouvernement précise en ce sens : « nous avons été obligés de faire des ajustements des différentes recettes notamment en raison de la baisse significative du rendement de la TGC (Près de 8 milliards en moins par rapport à ce qui avait été annoncé). »

En résumé, pour Yoann Lecourieux : « Il était important d’assainir au plus profond les comptes de la Nouvelle-Calédonie de manière à repartir sur des bases saines, pour rebondir au niveau économique et satisfaire cette attente de relance. »

L’action du gouvernement et de l’Avenir en confiance, par le biais de ce budget supplémentaire et malgré les contraintes que l’on connait, correspond donc pleinement à la priorité que s’est fixé la nouvelle mandature qui celle de relancer coûte que coûte l’économie calédonienne.

Côté chiffres, ce budget supplémentaire se compose du budget propre qui se monte à 6,4 milliards, le budget de reversement, celui qui finance les établissements publics est arrêté à 9,1 milliards et le budget de répartition, qui redistribue une partie des recettes entre les collectivités, marque un déficit de 540 millions. Il permet de conserver les opérations qui devaient être consolidées d’ici la fin de l’année comme l’extension du musée territorial, l’aménagement du Plexus ou le chantier de l’aérogare de Wanaham, à Lifou.

Le budget supplémentaire de la Nouvelle-Calédonie a été adopté par la majorité des membres du gouvernement en séance collégiale. Il va être transmis au congrès en vue d’être examiné le 30 octobre.

Le gouvernement a, mardi, également annoncé le lancement du bouclier qualité prix, qui remplace le contrôle des marges et des prix instaurés par la précédente mandature lors de la mise en place de la TGC. Ce dispositif a été validé par un accord Interprofessionnel. Il s’agit d’un panier de produits dont le montant global sera limité en fonction de la taille de la surface commerciale.