La SLN rapporte 45 fois plus aux Calédoniens que l’usine de Corée !

Lors de son meeting du 2 mars à Nouméa, l’Avenir en Confiance a alerté les Calédoniens sur la volonté des indépendantistes de sacrifier l’usine de Doniambo et ses emplois, et de récupérer les titres miniers de la SLN pour alimenter les usines off-shore de la SMSP.

L’Avenir en confiance constate que dans sa réponse, le président de la province Nord confirme vouloir maintenir les principes de sa doctrine Nickel et s’opposer à l’exportation libre au meilleur prix par la SLN de 4 Millions de tonnes de minerai pauvre, en essayant de lui imposer de les vendre aux usines off-shore de la SMSP.

Ce refus confirme la volonté politique du Président de la province Nord de bloquer le plan urgent de sauvetage de Doniambo et de ses centaines d’emplois.

Pourtant il est de notoriété publique que les prix de cession de notre minerai à l’usine off-shore de la SMSP ont été négociés en dessous du marché en échange des 51% au capital.

Par ailleurs cette usine en Corée n’offre aucun emploi aux Calédoniens, ne donne pas un seul franc à la CAFAT, et ne verse aucun impôt en Nouvelle-Calédonie contrairement à la SLN.
En 10 ans, le modèle off-shore de la SMSP en Corée n’a rapporté que 10 milliards de dividendes à la Nouvelle-Calédonie, alors que dans le même temps la SLN a distribué, chaque année, 15,5 Milliards de salaires à des Calédoniens, et 30 milliards de prestations locales, soit sur 10 ans un total 450 milliards de francs de retombées pour notre pays. Soit 45 fois plus que l’usine de Corée.

Par ailleurs, la province Nord a soutenu implicitement les blocages des sites de la SLN en supprimant les autorisations d’exploitation à Kouaoua, accentuant ainsi les conditions d’une mise en péril de l’exploitation des fours de Doniambo.

Face à tous ces constats, il est évident que la doctrine Nickel indépendantiste, portée par le président de la province Nord et soutenue par l’UC vise à mettre en place les conditions d’une faillite de la SLN, dans le but de faire main basse sur son domaine minier, avec pour conséquence la destruction de centaines d’emplois et des conséquences économiques et sociales qui seraient catastrophiques pour le Sud et la CAFAT.

Si comme l’affirme le président de la province Nord, « l’intérêt de la Nouvelle-Calédonie c’est d’être productrice de nickel-métal », c’est ici en Nouvelle-Calédonie, et pas chez les autres.

L’Avenir en Confiance réaffirme que le sauvetage de l’usine de la SLN impose l’octroi des exportations de minerais pauvres demandées par la SLN, mais également une révision du prix de l’énergie qui représente la charge la plus importante dans les comptes de l’entreprise.

A ce titre l’Avenir en Confiance déplore que le député Gomès puisse déclarer s’opposer de son côté à cette renégociation avec Enercal, et demande d’attendre la nouvelle centrale à gaz en 2022. Alors que lui-même a fait perdre deux ans au projet et n’a pas prévu que cette centrale puisse faire baisser le coût de l’électricité pour la SLN comme prévu initialement.

L’Avenir en Confiance appelle toutes les forces politiques et les pouvoirs publics à faire preuve de responsabilité et de solidarité envers les employés de la SLN et leurs familles, et à ne pas prendre nos emplois et notre activité économique locale en otage d’une doctrine Nickel de nature idéologique.

De son côté l’Avenir en Confiance apporte son soutien total au plan de sauvetage de la SLN et prendra toutes les mesures urgentes nécessaires si les Calédoniens lui font confiance le 12 mai prochain.